Comment lutter contre la fraude efficacement sans dégrader les conditions de voyage des usagers ?

éléments de débat et de réflexion présentés lors du comité régional des partenaires du transport collectif

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  • Jessica Le 28 novembre 2013 à 11:59

    Hello, Certes ce sujet s’avère être moins simple qu’on ne pourrait le croire, et créer un débat est une excellente idée. Néanmoins, je ne comprends pas que certains pays arrivent parfaitement à régler ce problème et pas nous... C’est peut être la première question à se poser. Je suis à présent salarié dans un hotel hong kong luxe, et je peux vous dire qu’ici il n’y a pas ce genre de problèmes. Volonté politique ? Discipline ?
    Bonne continuation.
    Bien à vous,
    Jessica

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  • Christiane Dupart Fnaut Picardie Le 29 mars 2013 à 10:04

    Vu les problèmes récurrents lors des contrôles et les difficultés des usagers pour savoir à qui s’adresser en cas de litige ( services différents TER et TET par exemple), il faudrait créer un service commun de réclamations au niveau régional et faire une information précise dans les trains et dans les gares sur ce service.
    Le traitement des réclamations et amendes devrait figurer dans la convention.

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  • Arthur Le 28 janvier 2013 à 00:27

    Comme on le voit depuis quelques semaines en gare d’Amiens, les contrôles avant l’accès au train devraient se généraliser. Elles permettent en effet d’enrailler la fraude.

    Le système présente des limites évidente, on ne peut savoir si un voyageur descendra bien à la gare prévue par son titre de transport, et on ne peut pas contrôler les usagers avant l’accès au train dans chaque gare.

    Le système de contrôle à bord doit donc se coupler au contrôle avant accès au train dans les gares de départ des trains, ainsi que ponctuellement à l’arrivée du train.


    • davidpicardie Le 25 mars 2013 à 17:11

      La Lutte anti fraude a une importance directe sur la préservation des recettes du TER Picardie. Sur certains axes ferroviaires de Picardie, la Région considère que le taux de fraude est trop important. Les dispositions seront donc à renforcer dans la prochaine convention d’exploitation.

      La lutte anti fraude (LAF) permet également d’être en sécurité partout et tout le temps dans le Ter et dans les gares. Cela contribue donc à attirer de nouveaux usagers vers le train. La LAF permet aussi de minimiser les coûts induits par les dégradations.

      La généralisation des contrôles avant l’accès au train a effectivement des limites sur la lutte anti fraude. C’est pourquoi la SNCF et la Région Picardie conviennent que la méthode la plus efficace pour la lutte anti fraude est un mix aléatoire de trois types d’opérations (accueil embarquement, contrôle de sortie, contrôles à bord).

      Il s’agira en effet dans la nouvelle convention de se fixer des objectifs de mesure et de suivi tant sur la fraude que sur la sureté :

      - connaitre l’évolution des taux de fraude

      - mettre en place des objectifs de part de contrôle réalisés en heures de pointe, heures creuses et les WE

      - Connaitre les recettes directes et indirectes de la lutte anti fraude

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  • Elias Le 2 mars 2013 à 18:31

    Bonjour,

    Il y a plusieurs points à soulever.

    Mais je pense que les moyens actuels pour luter contre la fraude sont déjà très élevés ! Mais on peut légitimement se poser la question de l’efficacité de ces derniers. Donc oui je n’ai pas peur de le dire : les techniques de lutte contre la fraude de la Sncf sur l’axe Paris-Creil ne sont pas performante : au contraire, je trouve qu’il est très facile de ne pas être contrôlé !

    Quand il y a deux rames Z26500 sur un train, c’est pas rare que les quelques contrôleurs qu’il y a en renfort ne soit QUE dans une rame (au départ de Paris, c’est toujours la rame de queue. Conséquence directe, les contrôleurs ont beau être très souvent sur le 16h07, les fraudeurs s’installent rame de tête et ne sont jamais inquiétés.
    Idem le matin dans le 6h40-Creil (847804), quand il y a les contrôleurs dans une seule rame, celle-ci se vide de tous ses fraudeurs à Chantilly ou Orry, donc une rame est à moitié vide, et l’autre est totalement blindée ! C’est complètement contre-productif !
    Dernier exemple (même si on pourrait continuer longtemps), dans le 10h49 depuis Paris pour Creil : il y a deux éléments à un niveau. L’autre jour, il y avait en plus du contrôleur titulaire du train, 5 contrôleurs supplémentaire et 3 agents SUGE. Plutôt que de se répartir correctement (3 agents dans chaque rame, le contrôle aurait sans aucun doute pu être fini avant Orry dans chaque rame), non, les contrôleurs restent ensemble dans un élément puis à Orry ils changent tous ensemble de rame, de la même manière que les fraudeurs, et donc les fraudeurs voyagent tranquillement sans être verbalisés !

    Ils seraient bien aussi que plutôt que les chefs de bord restent dans leur local pendant 20’ à rien faire ils en profitent pour contrôler un peu. Dans le 9h12-Creil le matin, c’est tout à faisable.

    Il y a plein de gens qui fraudent car il n’y a jamais de contrôle à bord : même si dans les trains à deux niveau on peut facilement esquiver le contrôleur (par dessus ou dessous), leur opération de contrôle permettent d’enrayer cette fraude "passive" et ainsi améliorer l’image de la SNCF (ah !c’est bien il y a du personnel visible lutant contre les fraudeurs) par exemple.

    Il ne faut pas que la SNCF annonce les contrôles à quai le soir par des affiches posées le matin même dans la gare !

    Les contrôles à quai le soir sont très pertinents ! Mieux le soir que le matin car le matin on pourrait rater son train à cause des contrôles (impossibilité d’accès au train sans billet or on est nombreux à les acheter à bord des trains).

    A bord des trains, même en heure creuse et étant près de 6 contrôleurs, il est rare qu’ils aillent assez vite pour contrôler avant Orry la Ville tout le monde ! normal, bien souvent ils ne commencent leur boulot que ’ à 5’ après le départ, alors que dès la fermeture des portes ils devraient commencer à bosser, pour ne pas perdre une minute !

    En effet, en plus les contrôleurs commencent au départ de Paris toujours par commencer leur contrôle en queue de train en allant vers la tête de train. Du coup, comme ils ne vont pas vite, il suffit de s’installer en tête de V2N et on sûr de ne pas être contrôlé.
    Il faudrait qu’ils commencent soit par autre chose que la queue de train, soit si vraiment ils n’ont pas le temps de contrôler tout le monde, qu’ils "sautent" une voiture sur deux, pour pousser les fraudeurs vers un coin du train "fermé" (tête ou queue), pour pouvoir les verbaliser.

    Ce serait bien aussi que les contrôleurs soient moins visibles au départ, car quand on voit 10 agents sncf sur le quai du 18h28, on sait qu’il y aura un contrôle ! Et les fraudeurs aussi, alors ils descendent du train et vont dans le 18h49, le sur-chargeant un peu plus !

    Bref, je pense qu’il ne faut pas plus de moyen, mais plus d’efficacité !

    Pour finir, le CR paye les chefs de bord d’accompagnement dans tous les TER (sauf RRR et V2N où il est obligatoire d’avoir un chef de bord), alors il faut que vous ayez des exigences claires envers ces agents !


    • davidpicardie Le 25 mars 2013 à 17:10

      Nous avons bien pris note de vos remarques sur l’organisation actuelle des contrôles de voyageurs menés par notre exploitant. Celles-ci sont très intéressantes et témoignent de votre vécu en tant qu’usager.

      La Lutte anti fraude a en effet une importance directe sur la préservation des recettes du TER Picardie. Sur certains axes ferroviaires de Picardie, la Région considère que le taux de fraude est trop important. Il est donc attendu de la nouvelle convention d’exploitation des dispositifs renforcés en termes d’organisation et de fréquence des procédures de contrôles sur ces axes sensibles.

      La lutte anti fraude (LAF) permet également d’être en sécurité partout et tout le temps dans le Ter et aussi dans les gares. Cela contribue donc à attirer de nouveaux usagers vers le train. La LAF permet aussi de minimiser les coûts induits par les dégradations.

      Les contrôles à bord devront faire l’objet d’une organisation différente permettant d’être plus efficace (meilleure répartition des agents au sein des rames, meilleure répartition des trains contrôlés (heures de pointe et heures creuses). Notre exploitant sera tenu de présenter les moyens de contrôles internes garantissant la bonne application des procédures. La Région Picardie disposera également de certains dispositifs (tels voyageurs mystères) pour mesurer certains critères associés aux opérations de contrôle à bord.

      Mais la généralisation des contrôles à bord des trains a effectivement ses limites sur la lutte anti fraude. C’est pourquoi la SNCF et la Région Picardie conviennent que la méthode la plus efficace pour la lutte anti fraude est un mix aléatoire de trois types d’opérations (accueil embarquement, contrôle de sortie, contrôles à bord).

      Il s’agira ainsi dans la nouvelle convention de se fixer des objectifs de mesure et de suivi tant sur la fraude que sur la sureté :

      - connaitre l’évolution des taux de fraude

      - mettre en place des objectifs de part de contrôle réalisés en heures de pointe, heures creuses et les WE

      - Connaitre les recettes directes et indirectes de la lutte anti fraude

      Vous remerciant de votre contribution.

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